lundi 6 juin 2016

ON REPART A ZÉRO !



Bonjour tout le monde !



Il était plus temps de manier l'outil que la plume, ces dernières semaines.
L'alternance des épisodes pluvieux, orageux chauds, avec des intermèdes frais déroutants, désemparait la végétation. Et décalait mon calendrier des travaux.

Je viens aujourd'hui vous montrer l'un de mes jardins favoris. J'y passe beaucoup de temps, et j'en retire autant de plaisir.
Ce jardin n'est pas mien. La joie que je trouve à y travailler l'est, mienne. Et cette seule possession me suffit largement.
Je suis dans ce jardin un invité privilégié. Je profite de ces beautés souvent davantage que les résidents "officiels", absents pour la plupart durant les plus belles semaines.

Une refonte des massifs vieillis était nécessaire. Je m'y suis attelé :






Les plantes enchevêtrées foisonnaient en désordre. 

Il était temps de penser à redémarrer sur autre chose :







Un chantier d'envergure, comme je les aime. La villa est immense. Le jardin est à l'avenant.






Je m'en suis donné à cœur-joie. 
Et je contemple maintenant ces jeunes plants en pleine pousse.







D'immenses pins parlent de longues années passées. En pied, la ciste et l'arbousier perdurent, eux aussi, et défient les massifs "domestiqués".
Les jardins sont des havres où la nature pérenne admet l'homme et son temps limité.

J'en suis l'hôte privilégié et reconnaissant.
Ma journée de travail terminée, je m'assois un moment sur les marches en bois, et je contemple, au delà de mon modeste ouvrage d'homme, le lac enluminé ouvert sur l'océan éternel.
Cette vue apaise ma fatigue et lève mes tourments.

Je vous la partage ici. 
Imaginez le silence et la douce lumière. Les ombres longues et les miroitements languides.
Et laissez-vous aller, comme je le fais, au soir d'une bonne journée.



dimanche 27 mars 2016

RENAISSANCE



Bonjour à tous !






En ce jour de Pâques, mon passé d'enfant de chœur  me revient. Une douce nostalgie,  la distribution de la pièce par le curé....

Pâques, printemps, renouveau.
La nature n'est pas en reste. Et le jardinier se tient prêt !









Partout, la vie reprend ses droits.
Aux pieds des vieux arbustes, là où le bois dénudé parle de perte de vitalité, là, où, pour faire de la charpente, l'écorce épaissie décourage le bourgeon naissant, j'installe une nouvelle plante.

La jeunesse et la fraîcheur de ce pittosporum pourpre s'étoffera sous la protection de son cousin vieux d'une vingtaine d'années.
Il a suffisamment de place entre les vieilles racines pour s'implanter, lui, le petit nouveau.

Les pousses carminées du photinia surgissent en nombre, allumant des reflets colorés et luisants.

Il est temps de penser à ressortir les tondeuses.
Là encore, l'hivernage est terminé !

A mon prochain article, je vous montrerai un beau jardin sur Hossegor, où les massifs rénovés cet hiver commencent à prendre tournure.

Bon dimanche à tous !

dimanche 13 mars 2016

MON PIGEON RAYMOND





Bonjour à tous les jardiniers enfin ensoleillés... et aux autres !

Le printemps est là, le printemps est proche !




Ma tortue grecque est sortie d'hivernage. Elle ne s'y trompe pas, elle, on peut se fier à son instinct.

J'ai moi aussi mon petit élevage, vous le voyez.
A la ferme, je m'occupe à l'occasion des vaches de ma femme :




J'aime bien. ici, vous avez Pollita, bientôt mère pour la seconde fois.

A la maison, j'ai aussi des poules et des pigeons.
Et Raymond. 
Raymond, je vous le raconte :







"Je vous avais parlé en son temps de ce vanneau blessé trouvé au bord du chemin, autour de la Toussaint. Je l'avais ramené à la ferme.

La quantité de vers qu'il engloutissait dans la minute m'avait laissée tellement désemparée que j'avais renoncé à le garder. Ne voulant quand même pas le relâcher dans une nature hostile à un pauvre oiseau blessé, j'avais confié mon réfugié à Olivier. Mon grand mari est comme moi, il fond devant un animal vulnérable à soigner.

Il s'acquitta de la tâche, avec soin et meilleure volonté.

Entre temps, Hélène, ma mienne amie, trouva sur les trottoirs Bayonnais, un pigeon commun en détresse.
Elle aussi est sensible à notre règne animal. 
Le volatile, tout jeune encore, se faisait perforer le crâne par ses congénères sans pitié. Le monde animal est ainsi, dur et cruel pour le faible sans défense.
Il était en bien mauvaise posture, et mon Hélène alarmée le prit dans ses blanches mains pour le sauver d'une fin assurée.
Elle le ramena chez elle, le nourrit et le veilla. Avec ses filles, Flore et Blanche, elle baptisèrent le rescapé, et le nommèrent : Raymond.
Raymond, ne me demandez pas pourquoi, Raymond, c'est comme ça.

Le petit pigeon se remit. 
Hélène habite en ville. L'oiseau était dans une petite cage. 
Hélène, informée du vanneau landais, me proposa de lui donner Raymond en compagnon de fortune. Deux rescapés, qui auraient leurs malheurs à se raconter...

Elle m'amena Raymond à la jardinerie, et je le fit transiter par Olivier jusque dans ses Landes.

Le vanneau mourut. Trop nourri ou pas assez, je ne sais. Toujours est-il qu'un jour, revenant de la ferme, Olivier le trouva sur le flanc, petite boule emplumée ébouriffée et refroidie.
Mon mari se désola de cette triste fin. Le volatile lui était devenu familier, trépignant dans sa petite volière quand il le voyait arriver, reconnaissant sûrement son pourvoyeur en vers.

Le vanneau mort n'avait plus besoin de compagnie pour se distraire.

Raymond emménagea dans son nouvel habitat, juste en face du poulailler landais d'Olivier.
Avec ses poules, Olivier élève des pigeons domestiques. Raymond se retrouva comme en famille, mais en sécurité derrière le grillage de sa volière particulière."


Enfin, c'est ma femme qui vous le raconte.
Elle aime bien ça, ma femme, raconter.
Et nos bêtes, grandes et petites, nous les aimons tous les deux.

Nos jardins vont s'éveiller d'une activité longtemps contenue, dans les jours prochains.
Et moi, comme tous les jardiniers, je vais pouvoir me mettre enfin à mon ouvrage favori.

A bientôt !



dimanche 6 mars 2016

PLUIES DE PRINTEMPS




Bonjour à tous !

Ce printemps 2016 est pluvieux...
Les premières fleurs, les bourgeons gonflés, les chatons ébouriffés, recueillent gouttes et gouttelettes :







Les fleurs des magnolias soulangeanas se tâchent de l'offense humide.

Les saules plus rustiques s'ouvrent en petites larmes.

La fleur du groseillier est là et là,  elle s'avance, mais ne s'ouvre pas.


Le printemps atermoie, il promet et ne tient pas, pas encore.

La pluie tombe et ruisselle, la pluie goutte et s'insinue.

L'eau tombée du ciel pénètre la terre et la gorge toute.










La fleur petite s'en tire mieux que la grande.
Elle reste fraîche et vive, discrète et résistante à la goutte glissante.















Quand le large camélia insolent s'alourdira tant du poids de l'eau, qu'il tombera comme un oiseau lourd fauché en plein vol.












Tous les jardiniers le savent, le printemps est une saison capricieuse. 
Il faut savoir amadouer ses douceurs, et se préserver de ses foucades.


A bientôt, quand peut-être le grand soleil nous consolera de toute cette eau...

lundi 22 février 2016

JARDINIER PAYSAN


Bonjour à tous !






Je vous retrouve aujourd'hui dans un contexte un peu différent.
Si je travaille avec plaisir dans les jardins, je suis aussi un homme de la terre. Des plantes aux bêtes, le monde de la nature est une entité diverse mais cohérente.
Comme j'aime les jardins, j'aime aussi les animaux.
J'élève quelques poules, des pigeons, dont un rescapé Bayonnais dont je vous parlerai bientôt, Raymond.  
J'élève aussi des tortues. Pour le moment, elles hibernent et ne sont pas visibles. Je vous les présenterai, en leur temps.

Par goût de cet univers, et par amour d'une passionnée de ce même monde, j'ai épousé une paysanne.
Proche comme moi de la terre et de la nature.
Avec elle, j'élargis mon domaine de compétence. Des jardins, je pousse à la ferme :














Par les petites aubes limpides en pied de Rhune, je vaque à des occupations rurales :






Ca me plaît, ça aussi. C'est différent, mais tout aussi prenant, je vous assure !









Par ce si beau dimanche, avec ma femme, nous avons bricolé dans la ferme.







Je manie aussi bien la perceuse et la clé de 24 que la bêche et la binette. Je suis un véritable manuel. J'aime travailler de mes mains. Mettre en forme et en pratique les projets, les aménagements, de mon petit monde.

Ici, les vaches de la ferme auront un abri pour les mauvaises journées.
Ces bêtes sont comme mes plantes. Elles demandent à être observées, et bien soignées.


 


Elles manifestent plus bruyamment leur mécontentement ou leur joie, c'est sûr.

Les plantes sont peut-être plus discrètes. Pourtant, plantes ou bêtes, l'énergie vitale demande à être comprise, et entendue.
C'est à cette écoute que je vous invite.  A cette contemplation vigilante, à cette observation attentive et respectueuse.
Le monde paysan sait l'humilité indispensable pour bien vivre dans la nature. 

Mes deux mondes fusionnent dans cette humilité. 
J'apprends des plantes et des bêtes la force et la faiblesse d'être un homme.

Cette science demande patience et obstination.
Elle rend bien-être, et sagesse.

Je vous retrouve la prochaine fois, ici ou ailleurs, mais toujours dans mon petit monde à découvrir.

dimanche 14 février 2016

FIN D'HIVER EN COULEURS




Bonjour à tous !






En cette période maussade et grise, nous avons besoin de capter la lumière solaire, quand elle se présente.

Pour les journées sombres, il y a toujours dans un coin du jardin, manière de trouver l'éclat et la couleur :






Dans la grande famille de ma collection d'agrumes,  des plus classiques orangers au plus fantaisiste Main de Bouddha,  la lumière irradie, pleine et généreuse.

Les doigts tentaculaires se pressent, gorgés de vie.
Pour en extraire la meilleure essence, il faut faire confire ces fruits pour les consommer.









Les feuillages incendiaires des nandinas  "fire power" embrasent les massifs, sublimés par les verts tendres des choysias sundance.

La lumière là encore nous est offerte, pour qui sait la recevoir.









Je suis comme vous. J'ai besoin de soleil. Mes jardins en ont besoin aussi.
C'est pour mieux l'attendre, qu'il faut savoir capturer ces éclats de couleurs et de lumière.

Faites comme moi, régalez-vous, et patientez !

vendredi 5 février 2016

JE ME PRÉSENTE : JE M'APPELLE OLIVIER !



Bonsoir !


Je m'appelle Olivier, et je suis jardinier :










Mon métier, c'est le jardin.

Ma passion, c'est de travailler dans vos jardins.




Je vous invite à me suivre dans mes créations. Je vais vous montrer ce que je fais.
Je suis fier de mes œuvres, sans orgueil ni fausse modestie, tout simplement fier de ce que je fais.

Heureux de l'avoir fait et heureux de pouvoir le faire encore. Content de vous le faire partager, de connaître vos avis et vos suggestions.






Mes jardins n'ont rien d'extraordinaires. Ils sont uniques. Le plaisir que j'ai à les aménager, à les contempler, est unique, lui aussi, et précieux.






Ce modeste bassin chantonne sa joie de vivre.
Et quand je reviens, ce chant fait écho à la mienne.


Il faut aimer les jardins et leur ambiance pour me comprendre.

Il faut avoir connu l'ombre tranquille des nénuphars bercés de l'onde câline, pour retrouver le bien-être de s'asseoir sur ce bord de terrasse, et de laisser couler le temps clair comme l'eau vive.





















Si vous êtes comme moi passionné de ces atmosphères-là, suivez-moi  sur les prochaines chroniques d'Olivier mon jardinier...